EN BREF
|
TotalEnergies a récemment publié son rapport annuel de durabilité, annonçant une réduction de son empreinte carbone pour l’année 2024. Selon le rapport, le groupe a diminué ses émissions de gaz à effet de serre de 461 millions de tonnes de CO2 équivalent, soit une baisse de 2,6 à 2,9% par rapport à 2023. Cette réduction inclut à la fois les émissions directes résultant de ses opérations et les émissions indirectes dues à la combustion de ses produits par ses clients. En dépit des défis rencontrés par d’autres géants de l’énergie, TotalEnergies maintient sa trajectoire de réduction et renforce ses objectifs climatiques, visant une diminution de 60% des rejets de méthane d’ici 2025.
Dans un contexte où la transition énergétique est au cœur des préoccupations, TotalEnergies a récemment publié son rapport annuel de durabilité. Cette étude révèle une nouvelle réduction de son empreinte carbone pour l’année 2024. Ce résultat vient non seulement marquer un engagement continu de la part de l’entreprise mais également une réponse proactive face aux critiques croissantes concernant les actions des géants énergétiques sur la dégradation environnementale. À travers ce rapport, TotalEnergies affiche des progrès notables mais soulève aussi des interrogations sur la portée réelle de ses mesures.
Un bilan encourageant pour 2024
TotalEnergies a néanmoins annoncé qu’elle a réduit ses émissions de gaz à effet de serre entre 2023 et 2024. Cette déclaration, faite lors de la publication de son rapport annuel de durabilité, met en avant une réduction des émissions de 461 millions de tonnes de CO2 équivalent (MtCO2e). Ce chiffre peut sembler modeste au premier abord, représentant une diminution de 2,9 % par rapport à l’année précédente. Pourtant, il s’agit d’une avancée significative dans le cadre des objectifs établis, renforçant ainsi l’image de TotalEnergies en tant que leader engagé dans la lutte contre le changement climatique.
Les chiffres clés de la réduction des émissions
Les données financières et environnementales de TotalEnergies révèlent que les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre se chiffrent à 449 millions de tonnes de CO2 équivalent, selon les méthodes de calcul retenues. Ces résultats mettent en lumière l’empreinte carbone de l’entreprise et sa capacité à la diminuer de manière continue. Il est essentiel de noter que cette réduction est en partie attribuée à une diminution des émissions indirectes, qui sont souvent plus difficiles à contrôler, comme celles générées par la combustion des produits fossiles par les clients de TotalEnergies.
Le poids des émissions indirectes
Les émissions dites « indirectes » représentent une part prépondérante des gaz à effet de serre générés par TotalEnergies. En 2024, ces émissions ont été estimées à 342 millions de tonnes de CO2 équivalent, soit une diminution de 2,6 % par rapport à 2023. Ce déclin est le résultat de divers facteurs, notamment une croissance de l’efficacité énergétique et une attention accrue portée aux conséquences environnementales des produits proposés par l’entreprise.
Contexte et politique interne
Face à un environnement international de plus en plus critique concernant les actions des industries polluantes, TotalEnergies cherche à conserver une image favorable. La décision de maintenir une trajectoire descendante quant à ses émissions de gaz à effet de serre se distingue des revers observés au sein de certaines autres grandes entreprises telles que BP et Shell. Ce choix stratégique reflette une volonté de répondre aux attentes des consommateurs, des investisseurs, ainsi que des régulateurs.
Les mesures prises par TotalEnergies
TotalEnergies affirme avoir renforcé ses efforts en matière de réduction des émissions de méthane. En 2025, la société s’engage à accélérer la baisse de ces rejets, visant une réduction de 60 % par rapport aux niveaux de 2020 et de 80 % d’ici 2030. Le programme de réduction des émissions de méthane est crucial, car ce gaz est beaucoup plus impactant sur le réchauffement climatique que le dioxyde de carbone à court terme.
Comparaison avec le cadre français
L’empreinte carbone de TotalEnergies, qui représente un volume d’émissions supérieur à celui de la France, met en lumière l’ampleur des défis auxquels l’entreprise doit faire face. En effet, la quantité d’émissions générées par TotalEnergies est d’environ un quart plus élevée que les émissions nationales de la France, soulevant des enjeux tant pour la réputation de l’entreprise que pour sa durabilité future.
Les implications pour le secteur de l’énergie
Le maintien des engagements de TotalEnergies pourrait également influencer d’autres acteurs du secteur énergétique. En affichant des résultats positifs, l’entreprise pourrait inciter ses concurrents à adopter des stratégies similaires pour rester compétitifs et conformes aux attentes sociétales. À cet égard, le rapport annuel également mis en exergue pourrait servir de modèle pour d’autres entreprises adoptant une approche plus écologique.
Une appréciation mitigée du public
Malgré ces résultats encourageants, la réaction du public à l’annonce de TotalEnergies est partagée. Les experts et les militants environnementaux s’inquiètent du fait que les progrès réalisés par l’entreprise s’accompagnent d’investissements réduits dans les énergies renouvelables. Une critique récurrente est que TotalEnergies continue d’investir dans les projets d’exploration et de production de combustibles fossiles, d’où proviennent les principales émissions de gaz à effet de serre.
Les critiques sur les investissements
Selon certaines sources, comme L’Humanité, les dirigeants de TotalEnergies sont accusés de privilégier les dividendes versés aux actionnaires au détriment d’un réel engagement vers une transition énergétique durable. Alors que la société ambitionne de devenir un acteur de premier plan dans le secteur des énergies renouvelables, elle semble parfois tirer sur la corde de l’utilisation des énergies fossiles de manière lucrative.
Conséquences pour les investisseurs et la réputation de l’entreprise
Le choix de TotalEnergies de maintenir ses objectifs de réduction des émissions pourrait influencer son rapport avec les investisseurs. D’un côté, les résultats positifs pourraient rassurer certains investisseurs, tandis que de l’autre, les doutes sur l’engagement à long terme envers un avenir plus vert pourraient susciter des inquiétudes. Cela met TotalEnergies dans une situation délicate de devoir concilier les besoins à court terme des actionnaires et ses objectifs de durabilité à long terme.
Les enjeux des prochaines années
Alors que l’entreprise se projette vers 2025, elle doit naviguer habilement entre les attentes des parties prenantes et le besoin d’une transition énergétique significative. Les décisions prises dans les mois et années à venir pourraient avoir des répercussions importantes sur le futur de TotalEnergies et son efficacité à répondre aux enjeux climatiques mondiaux.
Au final, l’annonce de TotalEnergies sur la réduction de son empreinte carbone pour 2024 soulève des questions essentielles concernant l’engagement effectif de l’entreprise envers un avenir durable. Alors que les progrès réalisés sont appréciables, il est crucial de garder à l’œil les investissements futurs de la société dans les énergies renouvelables et les véritables efforts qu’elle déploie pour réduire son dépendance aux combustibles fossiles. Avec ces enjeux en toile de fond, le débat sur l’avenir énergétique de TotalEnergies demeure vivement d’actualité.
Pour en savoir plus sur la thématique du bilan carbone et ses implications, consultez les articles suivants : Le bilan carbone : entre contraintes et opportunités, L’avenir du bilan carbone dans un monde durable, et Impact des bilans carbone sur les politiques locales.

Témoignages sur la réduction de l’empreinte carbone de TotalEnergies en 2024
Jean-Pierre, expert en climat : « C’est une avancée significative que TotalEnergies annonce avec cette réduction de son empreinte carbone pour 2024. La baisse de 2,6 à 2,9 % de ses émissions de gaz à effet de serre est un pas dans la bonne direction. Cela montre que des efforts peuvent être faits même dans l’industrie pétrolière, qui est souvent critiquée pour son impact environnemental. »
Caroline, activiste écologiste : « Bien que je reste sceptique quant aux véritables intentions de grandes entreprises comme TotalEnergies, cette annonce mérite d’être saluée. La réduction de 461 millions de tonnes de CO2 équivalent, surtout quand on sait que cela surpasse l’ensemble des émissions de la France, est notable. Cela doit néanmoins s’accompagner d’un engagement plus fort pour garantir une transition énergétique véritable. »
François, investisseur responsable : « En tant qu’investisseur, j’apprécie les objectifs clairs que TotalEnergies se fixe. Maintenir le cap sur la réduction de ses émissions, avec des ambitions encore plus élevées pour 2025, montre un leadership stratégique. C’est rassurant pour les marchés financiers qui prennent de plus en plus en compte l’impact environnemental des entreprises. »
Lucie, cliente de TotalEnergies : « Je suis heureuse d’apprendre que TotalEnergies diminue son empreinte carbone. En tant que consommatrice, cela me rassure sur l’impact de mes choix énergétiques. J’espère voir davantage d’initiatives comme celle-ci pour rendre les options d’énergie renouvelable accessibles à tous. »
Marc, chercheur en énergie : « Les résultats de TotalEnergies suscitent des questions intéressantes sur la manière dont les entreprises gèrent leur empreinte carbone. La dichotomie entre leurs émissions directes et indirectes est un point crucial, et je suis curieux de voir comment ils vont gérer les défis associés au gaz naturel liquéfié. »